Jardin-verger Conservatoire

Vous avez une question?

+33 6 15 57 93 39

Conserver à la fois l’environnement et les savoirs traditionnels, telle est la mission que s’est donné le Conservatoire des Légumes Anciens du Béarn en réalisant un pôle ethnobotanique au cœur du Jardin-verger Conservatoire, à Assat, au sud de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques.

Ce pôle ethnobotanique unique en Aquitaine, raconte l’histoire indissociable des femmes, des hommes et des plantes en Gascogne et ailleurs au travers :

– des traditions orales,

– de la langue locale,

– des pratiques sociales,

– des soins aux hommes et aux animaux, 

– des rituels et événements festifs

– des savoir-faire de l’artisanat traditionnel.

Le Jardin-verger Conservatoire rassemble en un même lieu, sur près de 7000m² :

 

Un conservatoire végétal unique de légumes de terroir, de fruitiers rustiques, de plantes vivaces, médicinales ou aromatiques et,

 

Un conservatoire du patrimoine culturel immatériel local plus communément appelé pôle ethnobotanique.

 

Ces deux conservatoires sont intrinsèquement liés.

 

La nécessité de conserver à la fois l’environnement et les savoirs traditionnels

 

Lorsqu’on évoque la protection et la conservation, l’accent est souvent mis sur la préservation de la nature : les plantes, les animaux, et les biotopes.

Cependant, un élément important est fréquemment négligé : les savoirs traditionnels qui accompagnent cette biodiversité. Ces savoirs, fruits de nombreuses générations d’observations et d’expériences empiriques, sont tout aussi précieux et vulnérables. Il est impératif de reconnaître et de préserver cet héritage immatériel parallèlement à la protection de la nature.

 

Importance de la conservation de la biodiversité

 

La conservation de la biodiversité est essentielle pour le maintien des écosystèmes et pour le bien-être humain. Chaque espèce contribue à l’équilibre écologique, jouant un rôle vital dans les processus naturels tels que la pollinisation, la régulation des populations de parasites, le maintien de la qualité des sols… La disparition d’espèces peut causer des perturbations écologiques majeures, affectant directement notre propre survie.

 

Valeur des savoirs traditionnels

 

Les savoirs traditionnels sont une mine d’informations précieuses accumulées au fil des siècles. Ils comprennent des connaissances sur les plantes, leurs usages, les pratiques agricoles, les techniques de conservation liées à un territoire… Ces savoirs ne sont pas simplement des faits accumulés, mais des pratiques vivantes et évolutives qui ont prouvé leur efficacité à travers le temps. Par exemple, les populations locales possèdent des connaissances détaillées sur l’utilisation des plantes à des fins médicinales et/ou vétérinaires, dont certaines sont pour le moment inexpliquées.

 

Interdépendance entre biodiversité et savoirs traditionnels

 

Les pratiques agricoles, médicinales et culturelles dépendent de la disponibilité et de la diversité des espèces locales. Par conséquent, la perte de biodiversité entraîne inévitablement la perte du savoir qui lui est associé. Inversement, ce savoir peut fournir des solutions durables pour la conservation de la biodiversité, basées sur des pratiques éprouvées et respectueuses de l’environnement.

Les légumes de terroir et les fruitiers rustiques sont des exemples concrets de cette interconnexion. Ces variétés, oubliées ou négligées, possèdent une richesse génétique et une résistance naturelle aux maladies et aux conditions climatiques difficiles. Elles incarnent également des savoirs traditionnels sur leur culture et leur utilisation.

 

Valoriser et conserver ces variétés contribue à la fois à la conservation de la biodiversité et à la préservation du savoir agricole ancestral.

Une approche holistique de la conservation

 

Pour que la conservation soit véritablement efficace, elle doit adopter une approche holistique, englobant à la fois la biodiversité et les savoirs traditionnels. La protection des écosystèmes naturels doit aller de pair avec la reconnaissance et le respect des communautés qui les habitent et les connaissent le mieux. En collaborant avec les populations locales et en valorisant leurs savoirs, nous pouvons non seulement enrichir notre compréhension de la nature mais aussi renforcer les efforts de conservation.

« Nous sommes convaincus qu’en portant un regard différent sur les végétaux, comme le faisait nos anciens, nous pouvons efficacement renouer le lien avec les plantes. Cette reconnaissance du rôle vital des plantes dans notre existence, qu’il s’agisse de fournir de la nourriture, de l’oxygène, de la médecine ou simplement une beauté esthétique, peut aider à briser la perception de séparation entre l’homme et la nature. En comprenant que nous dépendons des plantes pour notre survie et notre bien-être, nous sommes plus enclins à adopter des comportements respectueux de l’environnement et à travailler vers la préservation de la biodiversité ».