2021, Formation, Pédagogie

Devenez animateur.trice de jardin partagé

Nouvelle session en septembre 2021 (vendredi 10 & samedi 11 – vendredi 24 & samedi 25)

La formation «devenez animateur.trice de jardin partagé» apporte des réponses à toute personne impliquée dans la vie d’un jardin partagé existant ainsi qu’à celle qui souhaiterait en développer un nouveau. Elle ne nécessite pas de connaissances en jardinage.
Le CLAB propose cette formation sur 4 jours (2 fois 2 jours).

Méthodologie : la formation fait appel à l’intelligence collective : les stagiaires sont à la fois participants et contributeurs. Les phases de coconstruction, de coopération ainsi que les outils d’animation utilisés sont transposables à tout projet et en particulier au jardin partagé. La formation compte trois modules abordés de manière coopérative, participative et en toute transparence.

« Lorsque les hommes travaillent ensemble, les montagnes se changent en or » (proverbe chinois).

Au programme

Vendredi 10 et samedi 11 septembre 2021 

Module 1 : histoire et typologie des jardins partagés,

Le module 1 s’appuie sur une connaissance et une compréhension communes du jardin partagé ou communautaire. Il traite des sujets suivants : concept, histoire des jardins communautaires, les différents modèles, leurs valeurs, les missions et la philosophie du jardin.

Principaux résultats attendus de ces deux journées :

  • Assurer une compréhension qualitative de l’idée du jardin partagé ou communautaire,
  • Apprendre des jardins communautaires précédents et de leurs expériences,
  • Évaluer et comprendre nos communautés et leur fonctionnement

Vendredi 24 et samedi 25 septembre 2021 

Modules 2 et 3 : les ressources humaines d’un jardin partagé ; les ressources financières

LES RESSOURCES HUMAINES AU SEIN D’UN JARDIN PARTAGÉ : bénévoles et autres acteurs.

Les bénévoles sont essentiels au bon fonctionnement du jardin partagé. Cependant, ce ne sont pas les seuls acteurs. Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils là ? Quels sont leurs rôles ? Comment les intégrer, leur faire une place et les fidéliser dans le temps ? 

Quels sont les rôle et fonction d’un animateur de jardin partagé ?

D’autres aspects seront abordés, tels que la santé et la sécurité au sein d’ un jardin partagé. Des supports de communication essentiels au bon fonctionnement d’un jardin partagé seront également étudiés (règlement intérieur par exemple).

Principaux résultats attendus :

  • Prendre conscience de la diversité des acteurs et de leurs motivations propres,
  • Comprendre le rôle et les fonctions de l’animateur.trice du jardin partagé,
  • Surmonter les problèmes liés aux aspects organisationnels,
  • Comprendre l’importance des règles de sécurité à l’intérieur du jardin.

LES RESSOURCES FINANCIÈRES : du projet à la concrétisation de son jardin.

Selon le projet et le commanditaire (collectivité, entreprise, régie de quartier, personne privée…) quelles sont les ressources existantes et à venir ? Quels sont les outils de base pour vous aider dans le suivi financier de votre projet et pourquoi ? Le plan de trésorerie, budget prévisionnel et compte de résultat sont les incontournables d’un jardin partagé.

Principaux résultats attendus :

  • Comprendre les coûts d’un jardin partagé,
  • Apprécier la gestion financière comme un élément clef de la pérennité du jardin.

Conditions

  • Durée : de 9h00 à 17h00. Rendez-vous à 8h30.
  • Lieu : Jardin-verger, 3bis route du Bois 64510 ASSAT
  • Tarif public : 240,00€ /personne Tarif adhérent : 230,00€
  • Les repas ne sont pas pris en charge. Apporter son pique-nique et sa vaisselle (verre, assiette, couverts).
  • Intervenantes : Christine Tisnérat (Gardeniser/CLAB), Monika Metzger (Gardeniser/CLAB), Emilie Béziat (O Jardin de Philothée)

Les +

  • La visite guidée ou romantique du jardin-verger suivie d’un repas,
  • La possibilité de passer un test en ligne pour obtenir le brevet d’animateur de jardin partagé (gardeniser).

2021, Biodiversité, Formation, Pédagogie

Atelier Connaître le sol et sa biologie pour cultiver son jardin

Date : samedi 12 juin après-midi

Le sol est un biotope extraordinaire pour de nombreux organismes qui y vivent et qui le forment, une merveille sous nos pieds. Au cours de ce stage, vous découvrirez cette richesse naturelle du sol, favorable à sa fertilité : biodiversité, écosystème, interactions des micro-organismes seront abordés.

Le sol est essentiel à la vie sur terre. A partir de cet élément, vous ferez connaissance avec la faune et la flore du sol que vous observerez au cours d’un exercice pratique (loupes binoculaires).

Vous découvrirez les processus de naissance, de vie et de mort des sols. Face à des terres dégradées, vous apprendrez quelles sont les nouvelles pratiques agricoles. Enfin, nous irons ensemble au jardin créer une planche de culture.

  • Durée : demi-journée de 13h30 à 17h30. Rendez-vous à 13h00. 
  • Tarif public : 40€ Tarif adhérent : 35€
  • Lieu : Jardin-verger, 3bis route du Bois 64510 ASSAT
  • Intervenante : Christine Tisnérat (CLAB)
2021, Animations, Biodiversité, Pédagogie

Atelier Créer des structures vivantes en osier pour le jardin

Date : samedi 20 février 2021

Au programme :

Apprendre à récolter l’osier ou autres végétaux adaptés à la vannerie et connaître la technique de base du tressage et du plessage.

  • Durée : demi-journée 14h00-17h30. Rendez-vous à 13h30.
  • Lieu : Jardin-verger, 3bis route du Bois 64510 ASSAT
  • Intervenant : Didier Cadiran, vannier.

Le +

Possibilité de commander des bottes d’osiers à emporter (offre valable uniquement aux stagiaires). Pour toute demande, envoyer un mail à jardinverger64@gmail.com au moins 8 jours avant la date butoir.

2020, Actualités, Biodiversité, Pédagogie

Qu’est-ce qu’un pollinisateur ?

Abeilles sur des marguerites. Macrovector / Freepik, CC BY-SA
Frédéric Barraquand, Université de Bordeaux et Alix Sauve

Si je te dis « pollinisateur », tu penses sans doute aux abeilles domestiques qu’on élève pour leur miel. En ce cas, tu as un peu raison, mais ce ne sont pas les seules !

Déjà, faisons le point sur la pollinisation. Les scientifiques estiment que 80 % des plantes à fleurs parient sur les pollinisateurs pour leur reproduction : ce sont eux qui transportent le pollen d’une fleur à l’autre. Le pollen, c’est une poudre que les fleurs fabriquent pour se reproduire entre elles. Pas de pollen, pas de fécondation. Pas de fécondation, pas de graine ni de fruit. Pas de graine, pas de reproduction. Ou alors une reproduction à l’identique, sans diversité ni capacité d’adaptation face aux changements de l’environnement. C’est dire à quel point la pollinisation est cruciale ! Heureusement que l’abeille domestique n’est pas la seule à remplir cette fonction.

En France, les entomologistes (les scientifiques qui s’intéressent aux insectes) ont décrit près de 1000 espèces d’abeilles sauvages, des cousines de l’abeille domestique. Et ce ne sont pas les seules espèces pollinisatrices. Qui sont les autres ? En France métropolitaine, ce sont tous les insectes qui visitent les fleurs et qui emportent le pollen accroché sur leurs poils : des abeilles bien sûr, mais aussi des mouches, des papillons, des coléoptères et des punaises. Tous contribuent à la pollinisation. Sous d’autres latitudes, ce rôle est également rempli par des mammifères, des reptiles et des oiseaux qui se nourrissent sur les fleurs. Le pollen peut s’accrocher partout !

Une halicte (Hyménoptère), un hélophile (Diptère), un nacré de la ronce (Lépidoptère), une hoplie bleue (Coléoptère), et un pentatome (Hémiptère). Alix Sauve (photos 1, 2, 5), Bastien Castagneyrol (photos 3 et 4), Author provided

Les insectes pollinisateurs ne travaillent pas gratuitement. La plupart visitent les fleurs pour s’y nourrir et transportent donc du pollen d’une fleur à l’autre involontairement. Au fil de leurs visites, ils amassent sur leur corps des grains de pollen qui se déposeront sur d’autres fleurs. Beaucoup d’insectes pollinisateurs… mangent le pollen ! Ou bien s’alimentent à partir d’un jus sucré spécialement produit par les plantes pour attirer les pollinisateurs : c’est le nectar. Les pollinisateurs qui sont équipés de trompes peuvent atteindre le fond de la fleur et aspirer le nectar comme avec une paille. Mais certains s’en servent aussi pour se nourrir sans rentrer dans la fleur : un petit trou sur le côté pour passer sa trompe, et le voleur est servi ! On parle dans ce cas en effet de vol car l’insecte ne ramasse ni ne dépose de pollen et ne pollinise donc pas la plante qui le nourrit.

Des bourdons (de différentes espèces) visitent des fleurs et (1) ramassent du pollen sur leurs soies, (2) remplissent leurs corbeilles, (3) aspirent du nectar, parfois en (4) perçant un trou sur le côté de la fleur. Crédits photo : Frédéric Barraquand (photo 2), Alix Sauve (photos 1 et 3), et Alves Gaspar (photo 4), Author provided

Les plantes et les pollinisateurs sont plus ou moins dépendants les uns des autres, et c’est ce qui est en partie à l’origine de leur fabuleuse diversité. A priori, plus une fleur attire de pollinisateurs, plus elle a de chances d’être fécondée. Mais seulement si le pollen est échangé entre deux fleurs de la même espèce ! Pour garantir le succès des échanges, les plantes ont deux stratégies : se spécialiser ou faire dans le vrac. Certaines orchidées ont un contrat exclusif avec un seul type de pollinisateurs. Elles assurent leur fidélité en imitant l’odeur et la forme des femelles de leurs pollinisateurs. Trompés, les mâles tentent de copuler avec la fleur… En vain (pour eux) mais en se chargeant de pollen !

Une Colletes cunicularius mâle tente de copuler avec une fleur d’Ophrys arachnitiformis (Nicolas Vereecken).

À l’opposé, certaines fleurs comme les carottes sauvages attirent une pléthore d’insectes qui viennent s’y nourrir, se reposer, ou se reproduire. Tous peuvent contribuer (à des degrés divers) à la pollinisation de ces plantes.

Les deux stratégies ont des avantages et des inconvénients. Les plantes généralistes qui attirent de nombreuses espèces de pollinisateurs ont plus de chances de recevoir du pollen, d’autant que si une espèce de pollinisateur venait à disparaître, d’autres assureraient la pollinisation. Mais ce n’est pas toujours garanti que le pollen qu’ils transportent vient de la bonne plante. De leur côté, les plantes qui ne font affaire qu’avec une seule espèce de pollinisateurs s’assurent le transport privilégié du bon pollen. Mais cette spécialisation les rend également très vulnérables à la disparition de leurs visiteurs !

Les insectes pollinisateurs sont aujourd’hui menacés par plusieurs facteurs : la réduction de leurs habitats, le réchauffement climatique qui peut décaler la période d’activité des insectes par rapport à celle de la floraison (de quoi affamer les pollinisateurs…), ou encore un usage important des pesticides. Autant de perturbations qui peuvent se répercuter sur tout l’écosystème à travers les relations qui existent entre les plantes, les insectes et leurs prédateurs, les prédateurs de leurs prédateurs, etc. Pour ces raisons, il est impératif de mieux comprendre la biologie des pollinisateurs pour les protéger efficacement. Tu peux toi-même aider les scientifiques dans cette vaste tâche… en prenant des photos qui permettront de savoir quels pollinisateurs se nourrissent sur quelles fleurs, à quel endroit et à quel moment.


Cet article a été co-écrit avec Alix Boher-Sanchez, étudiante en Master 1 de Médiation des Sciences à l’Université Bordeaux Montaigne et Bastien Castagneyrol, chercheur en écologie à l’UMR BIOGECO INRAE-Université de Bordeaux.

Diane Rottner, CC BY-NC-ND

Si toi aussi tu as une question, demande à tes parents d’envoyer un mail à : tcjunior@theconversation.fr. Nous trouverons un·e scientifique pour te répondre.The Conversation

Frédéric Barraquand, Chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), Institut de Mathématiques de Bordeaux, Université de Bordeaux et Alix Sauve, Chargée de mission « Liste Rouge des Écosystèmes », Comité Français de l’UICN

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.